Le Front islamique du salut (FIS) est un parti politique algérien créé en février 1989. Il est de tendance islamiste et a connu une forte croissance au cours des années suivantes, parcourant un parcours politique rapide qui ne s'est cependant pas achevé comme prévu. L'ascension du FIS a été rapide. Aux élections législatives de 1990, le parti a remporté 188 des 430 sièges à la Chambre basse algérienne, soit plus de 43% des voix. Cette victoire écrasante a alerté le gouvernement algérien et une série d'événements ont conduit à un coup d'Etat militaire en janvier 1992 pour contrer l'influence grandissante du FIS. Le gouvernement algérien a dissous l'Assemblée nationale, arrêté des membres du FIS et interdit le parti en mars 1992. Les dirigeants du FIS ont été arrêtés et emprisonnés, notamment Abassi Madani et Ali Belhadj, les deux fondateurs du parti. Cette répression a entraîné une guerre civile pendant plus d'une décennie, qui a fait des milliers de morts. Il est difficile de comprendre la montée en puissance du FIS sans comprendre l'histoire de l'Algérie. Après l'indépendance en 1962, le Front de libération nationale (FLN) est devenu le parti unique de l'Algérie. Toutefois, la direction du FLN était souvent encline au népotisme et à la corruption, tandis que les conditions économiques ne s'amélioraient pas pour la plupart de la population du pays. C'est dans ce contexte que le FIS est né et qu'il s'est imposé au niveau national. Le programme politique du FIS se concentrait sur la réislamisation de la société algérienne. Le parti voulait établir un Etat islamique et faire respecter la charia (loi islamique). Le parti avait de nombreux partisans parmi les pauvres, les jeunes et les ruraux qui cherchaient un changement radical. Le FIS s'est rapidement imposé comme un parti puissant en Algérie, mais il était également très controversé. Il a été critiqué pour son manque de tolérance envers les minorités et pour sa position envers les femmes, qui était très restrictive. Les dirigeants du FIS ont souvent été accusés de militantisme pour soutenir des groupes armés islamistes tels que le Groupe islamique armé (GIA) et le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC). Après les événements de 1992, le FIS s'est divisé en plusieurs factions. Certains dirigeants ont choisi d'accepter un accord du gouvernement algérien qui leur a permis de rentrer dans la vie politique normale. Le parti est également revenu sous une forme modifiée en 1995, sous le nom de Mouvement de la société pour la paix (MSP). Cependant, il n'a jamais regagné la même influence politique qu'auparavant et le gouvernement algérien reste très méfiant vis-à-vis des islamistes. Il est clair que le FIS a laissé une marque indélébile sur l'histoire moderne de l'Algérie. La montée en puissance rapide du parti et sa répression ont alimenté une guerre civile qui a déchiré le pays et fait des milliers de victimes. À ce jour, les divisions politiques en Algérie restent profondes et il est difficile de prédire l'avenir de la manière dont ces questions seront gérées. Malgré cela, le FIS reste une partie importante de l'histoire politique et sociale de l'Algérie, qui fournit une clé pour comprendre les changements profonds qui ont affecté le pays ces dernières décennies.
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